Identifier les voies de financement pour un monde apaisé
Résumé
Dans un monde apaisé qui reconnaît le caractère structurant de l'interdépendance, la finance internationale devrait remplir trois fonctions essentielles : allouer les ressources vers les investissements utiles, notamment les biens publics mondiaux que le marché tend à délaisser ; redistribuer les richesses pour réduire les fractures entre nations ; mobiliser rapidement les moyens face aux chocs — pandémies, catastrophes climatiques, crises humanitaires. Or l'architecture actuelle échoue sur ces trois fronts, et ce n’est pas seulement pour des questions de volumes de financements insuffisants.
L'allocation reste dominée par des logiques de rendement à court terme qui sous-financent la transition énergétique, la santé mondiale, la biodiversité et l’ensemble des biens publics mondiaux. Les flux de coopération internationale — outils de stabilité, de développement et de prévention des crises — font aujourd'hui l’objet de coupes massives dans les budgets occidentaux. Quant à la réponse aux chocs, COVID ou crises diverses, les mécanismes existants sont lents, fragmentés, souvent inéquitables.
Comment refonder cette architecture ? Les institutions multilatérales jouent-elles leur rôle ? Comment les réformer ? Quels instruments nouveaux — droits de tirage spéciaux, obligations liées aux biens communs, allègements de dette — permettraient de progresser ? Est-il possible de mobiliser les acteurs privés dans la poursuite de l'intérêt général et comment ?
Intervenants

-
Banque Interaméricaine de Développement


-
Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD)

Coordinateur

Modérateur





