Les élites sont-elles responsables de tous les maux ?
Résumé
La concentration des richesses au début du XXIe siècle rappelle étrangement celle de l'entre-deux-guerres : le top 1 % capte près de 20 % des revenus aux États-Unis et 12 % en Europe, tandis qu'il détient environ un tiers du patrimoine total dans ces mêmes pays. Les travaux de Thomas Piketty mettent en lumière la concentration des pouvoirs économiques et politiques au sein des mêmes élites. Si dans les années 1930, c’est l’absence de régulation des marchés financiers, de filet de protection sociale et de politiques contracycliques qui étaient en cause, aujourd’hui de nouvelles défaillances sont apparues : le changement climatique, la remise en cause de l’État de droit, la montée des conflits militaires, autant de maux que les élites peinent à juguler.
Le contrat social qui a accompagné la révolution industrielle repose sur des mythes fondateurs : le commerce international garantirait la paix, le progrès économique assurerait l’enrichissement de tous, les inégalités ne seraient que temporaires. C’est de cette promesse en partie non tenue que les élites doivent répondre. S'agit-il d'une défaillance de gouvernance individuelle de certains chefs d’État, une fragilité structurelle des institutions démocratiques face aux crises ou une modification du contrat social ?
Intervenants


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Blavatnik School of Government



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