Dette utile, dette toxique: où tracer la ligne ?
Résumé
Toutes les dettes ne se valent pas. Une dette contractée pour financer l’investissement, la transition énergétique, l’éducation, l’innovation ou la défense peut préparer la croissance future et renforcer la résilience collective. À l’inverse, une dette accumulée pour éviter les arbitrages, soutenir des dépenses inefficaces ou prolonger artificiellement des équilibres fragiles peut devenir un facteur durable de vulnérabilité.
Mais où tracer la ligne entre dette utile et dette toxique ? Et selon quels critères ? Cette session entend rouvrir un débat crucial à l’heure de la remontée des taux, du vieillissement démographique et des besoins massifs de financement public. Faut-il juger la dette à son niveau, à son coût, à son usage, ou à la crédibilité politique de la trajectoire qui l’accompagne ? Et dans quelle mesure la dette toxique peut-elle évincer ou contaminer la dette utile ?
Car une dette soutenable sur le papier peut devenir explosive si la confiance s’effrite, tandis qu’un endettement élevé peut rester acceptable s’il finance des capacités productives et s’inscrit dans un horizon lisible. À partir de quand cesse-t-elle d’être un instrument de stabilisation et d’investissement pour devenir une menace économique, voire générationnelle ? En somme, le vrai sujet n’est pas seulement le volume de dette que la qualité du futur qu’elle permet, ou non, de financer.
Intervenants



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Fonds monétaire international (FMI)


Coordinateur

Modérateur





