Assurances : jusqu’où peuvent-elles encaisser le risque climatique ?
Résumé
Le marché de la (ré)assurance couvre les risques climatiques dans le cadre de la couverture traditionnelle des catastrophes naturelles. A priori, ce n’est pas parce que les risques climatiques croissent qu’ils deviennent pour autant inassurables. Sachant que les couvertures offertes par le marché sont essentiellement de court terme (un an en général), leur tarification peut être aisément ajustée en fonction du risque de façon à préserver l’équilibre financier des (ré)assureurs.
Les assurés les plus exposés peuvent naturellement réagir soit en déménageant, soit en réduisant leur couverture… si ce n’est que, dans cette dernière hypothèse, ils accroissent la part du risque qui reste à leur charge. En revanche, si l’on considère que les (ré)assureurs ne doivent pas augmenter leurs tarifs en fonction du coût croissant du risque climatique, il est clair que leur capacité d’absorption de ce risque chutera progressivement… sauf à ce que la charge de ce coût croissant soit transférée à la puissance publique dans le cadre d’un mécanisme de redistribution forcément coûteux. La session sera consacrée à la discussion critique de ces différents points et de leur plausibilité.
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Modérateur





