Finances publiques : un équilibre introuvable
Résumé
Les finances publiques sont prises dans une tension permanente entre exigences contradictoires. Il faut investir sans creuser les déséquilibres, protéger sans désinciter, réduire les déficits sans casser la croissance, répondre à l’urgence sans sacrifier le long terme. Entre rigueur nécessaire et intervention attendue, l’équilibre semble toujours recherché, rarement trouvé.
Il est peut-être difficile de définir ce qu’est un bon équilibre en matière de finances publiques ? En revanche, il est aisé de s’accorder sur le fait que la situation des finances publiques est intenable. Résumons : la France s’endette depuis 40 ans, quelle que soit la contrepartie — dépenses courantes ou dépenses d’investissement —, et quel que soit le taux d’intérêt, proche de 0 ou dépassant la croissance du PIB en valeur. Si nous ne revenons pas dans les plus brefs délais en deçà de 3 % de déficit, la dette de la France va diverger.
Aucun acteur privé ou public ne doit continuer à accroître son endettement lorsque le taux de croissance de sa trajectoire de revenus futurs est inférieur au taux d’intérêt consenti par les créditeurs. C’est pourtant ce qui se passe actuellement avec un taux d’intérêt de 3,5%, un taux d’inflation de 2 % qui sera tenu par la BCE parce que c’est son mandat, et un taux de croissance de 1 %, faible à n’en point douter, mais c’est la moyenne sur les vingt dernières années.
Dans ces conditions, tous les partis et candidats qui prétendent gouverner la France doivent présenter leur plan de retour sous les 3 %, à savoir un mélange de mesures fiscales et d’économies budgétaires. C’est un passage obligé pour susciter la confiance dans l’avenir du pays.
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