Faut-il des monopoles pour peser ?
Résumé
À l’heure des géants américains et chinois, la dispersion des acteurs peut apparaître comme une faiblesse. Dans certains secteurs, la taille critique, les effets de réseau, la puissance financière et la maîtrise technologique semblent imposer des entreprises dominantes capables d’investir massivement, d’innover vite et d’imposer leurs standards.
Faut-il dès lors accepter, voire encourager, des situations de monopole ou de quasi-monopole pour exister dans la compétition mondiale ? La question est décisive, mais elle est aussi profondément ambivalente.
Car ce qui renforce une puissance à l’extérieur peut affaiblir la concurrence, freiner l’innovation et pénaliser les consommateurs à l’intérieur. Cette session propose donc d’explorer une tension centrale de notre temps : comment articuler souveraineté économique et discipline concurrentielle ? L’Europe doit-elle assouplir sa doctrine pour faire émerger de véritables champions mondiaux ? Et à partir de quand la concentration cesse-t-elle d’être un levier de puissance pour devenir un facteur d’inefficacité, de rente et de capture ? Peut-on encore défendre la concurrence comme principe cardinal lorsque la rivalité économique mondiale pousse, partout ailleurs, à la concentration des forces et à l’affirmation de blocs industriels puissants ?
Intervenant

Modérateur





