Faire de la recherche la pierre angulaire du progrès
Résumé
Le monde a changé. Le cadre de la mondialisation fondé sur les avantages comparatifs s’efface au profit de nouvelles logiques de puissance, marquées par un techno-impérialisme où la maîtrise des technologies, des données et des capacités d’innovation redéfinit la hiérarchie entre nations. Ce sont désormais les capacités scientifiques et technologiques qui déterminent la place dans l’économie globale.
Dans ce contexte, la recherche devient une infrastructure stratégique centrale. Elle est au cœur de la souveraineté technologique, économique, militaire et culturelle. L’enseignement supérieur et la recherche ne peuvent plus être pensés comme des secteurs d’accompagnement, mais comme le socle même des capacités de puissance.
La notion de recherche duale éclaire cette transformation : les innovations de rupture émergent majoritairement du champ civil — universités, laboratoires, écosystèmes ouverts — avant d’alimenter des usages industriels et stratégiques. Renforcer la recherche publique, c’est donc investir directement dans les capacités d’innovation et de souveraineté.
Les politiques d’excellence ont montré leur efficacité. Les dispositifs comme les LABEX ont généré des effets mesurables, avec une hausse d’environ 20 % de l’intensité de R&D dans les entreprises associées. Ces résultats rappellent que la recherche est un investissement productif, dont l’impact dépend de la qualité des interactions entre acteurs publics et privés.
Reste une question centrale : comment transformer cette excellence scientifique en levier de puissance, sans renoncer à l’ouverture qui fait la force de la recherche ?
Intervenants



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Ministère de l'Enseignement supérieur

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Université du Wisconsin
Coordinateur

Modérateur




