Finance verte, une promesse inachevée ?
Résumé
La finance verte s’est imposée comme l’un des grands récits économiques de la dernière décennie. Fonds durables, obligations vertes, taxonomies, critères ESG : tout semble indiquer qu’une réorientation massive du capital est à l’œuvre. Pourtant, derrière l’essor des labels et des discours, les besoins de financement de la transition restent immenses, tandis que les investissements réellement dirigés vers la décarbonation, l’adaptation ou la préservation des écosystèmes demeurent insuffisants.
Faut-il y voir l’échec d’une promesse trop ambitieuse, ou celui d’un chantier encore inachevé ? La finance verte a profondément transformé les langages de la finance, mais a-t-elle réellement changé l’allocation du capital ? Et comment éviter qu’elle ne se réduise à un exercice de conformité, voire à une nouvelle forme de communication stratégique ? Peut-elle porter une transition qui suppose aussi des choix politiques, des arbitrages collectifs et une redéfinition plus exigeante de ce que l’on considère comme soutenable ?
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