Sait-on encore rêver collectivement ?
Résumé
Comment retrouver l’espérance collective ? Comment réenchanter le politique tout en réhabilitant sa parole ? Contre le nihilisme, il faut redonner du sens à l’histoire (et non un sens). Il faut repousser l’esprit du temps qui voit à l’horizon le déclin et même l’effondrement qu’une fraction considérable de la population anticipe. On comprend les peurs liées aux crises, aux guerres, au climat, à l’épuisement des ressources, aux épidémies..., mais ne faut-il pas les relativiser en pensant aux époques passées ? Comment négliger les aspects positifs du progrès, y compris pour contrer ses conséquences négatives ?
Il ne faut pas laisser prospérer un déclinisme autoréalisateur, mais retrouver l’espérance en un progrès général, celle des Lumières : progrès des connaissances et des techniques, mais aussi de l’émancipation, des conditions sociales, de la justice et des mœurs. Les hommes des Lumières les croyaient liés. N’est-ce pas le cas à long terme ? Les régressions sociales, la perte du sentiment de justice font des avancées technologiques la ruine de l’âme de nos sociétés. Le rêve ne doit pas tourner au cauchemar ! Cela a été le cas avec les utopies communistes. C’est aussi le risque des avancées technologiques « faustiennes », celui de l’IA, d’où le danger de l’idéologie transhumaniste portée par nombre de tycoons contemporains.
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