Les super entreprises, plus puissantes que les États ?
Résumé
Certaines entreprises disposent aujourd’hui d’une capitalisation supérieure au PIB de nombreux pays, contrôlent des infrastructures critiques, façonnent l’accès à l’information, influencent les normes techniques et orientent une part croissante de l’investissement mondial. Faut-il en conclure qu’elles sont devenues plus puissantes que les États ? Les États conservent, en théorie, le monopole de la loi, de l’impôt, de la contrainte et de la souveraineté territoriale. Encore faut-il qu’ils aient la volonté politique, les capacités administratives et parfois la masse critique pour exercer réellement ce pouvoir.
Assistons-nous à une privatisation progressive de la puissance, ou à une nouvelle forme d’interdépendance entre pouvoirs publics et grandes firmes ? Qui fixe désormais les règles du jeu mondial ? Les géants du numérique, de la finance ou de l’énergie fragilisent-ils les États, ou deviennent-ils au contraire les relais d’une puissance redéfinie ? Se partage-t-elle désormais entre eux, selon des équilibres plus instables, plus diffus et plus difficiles à contrôler ?
Intervenants


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Parlement européen


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