Peut-on encore parler de progrès ?
Résumé
Cela fait des décennies que le monde se pense en termes de progrès. Les avancées scientifiques, l’allongement de la vie en bonne santé ou encore l’émergence de classes moyennes dans les pays du Sud ont longtemps été perçus comme les signes d’une amélioration globale des conditions de vie.
Le point ultime de cette conception a été la chute du mur de Berlin : chacun pensait alors que le capitalisme allait s’imposer à toutes et à tous en portant en lui une nouvelle forme de démocratie. Puis, cette certitude s’est évanouie ces dernières années : la guerre s’est largement répandue en Europe et les classes moyennes ont été sacrifiées, motivant ainsi les votes aux extrêmes.
Toutefois, rien ne nous dit que la volonté de progresser, de mieux nourrir, mieux loger, mieux soigner, mieux éduquer soit définitivement perdue. Le thème de la session d’ouverture des Rencontres 2026 souligne justement cette incertitude persistante : la balance peut basculer rapidement, dans un sens comme dans l’autre, et il devient difficile aujourd’hui d’affirmer l’existence d’une trajectoire linéaire vers un monde meilleur.
Intervenants


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Centre de recherches politiques de Sciences Po
Coordinateur

Modérateur





